C’est l’histoire de Sylvie, employée CFF durant près de 20 ans qui est mise en retraite anticipée pour des raisons de santé. Elle perçoit alors une rente d’invalidité professionnelle et une rente-pont de la Caisse de pensions. Parvenue à l’âge ordinaire AVS, sa rente-pont est remplacée par celle de l’AVS. L’AI n’a pas encore pris position à ce moment-là. Tout se « gâte » lorsque l’AI décide d’octroyer rétroactivement à Sylvie une rente d’invalidité. En effet, dans une telle situation, la rente-pont doit être remboursée. Or, le montant de la rente AI est plus bas que celui de la rente-pont. La CP CFF réclame donc le rétroactif de l’AI, ce qui est logique, mais aussi le solde, directement à Sylvie. Et c’est là que le SEV intervient.
Longue procédure
Le syndicat commence par s’opposer à cette exigence de remboursement à la Caisse de pensions, en relevant que si la rente AI était au moins égale ou supérieure à la rente-pont de la CP CFF, le problème ne se poserait pas et qu’il existe donc une inégalité de traitement entre bénéficiaires de cette rente-pont. La CP CFF ne veut rien entendre et déduit directement le montant réclamé de la rente de Sylvie. Il ne reste plus qu’à interpeller le Tribunal, ce qui est confié à un avocat-conseil SEV spécialisé dans ces questions de 2