Au début de l'année, l'ancien CEO de CFF Cargo, Nicolas Perrin, avait constaté lors d'une visite dans la région que le dépôt de Goldau pouvait être encore utile à l'avenir. Tout le monde avait été soulagé et les bruits de fermeture du dépôt ont été étouffés. Le personnel qui, quelques années auparavant, avait dû venir d'Erstfeld à Goldau, s'en est trouvé rassuré.
Et voici que quelques mois plus tard, le vent tourne: les CEO des CFF et de CFF Cargo ont changé et soudain, sous le diktat de la division Infrastructure, il ne sera bientôt plus possible de s'arrêter à Goldau. «Ceci soulève des questions. Il faudrait faire preuve d'un peu de patience et attendre de voir comment va se structurer le transport dans le cadre de l'exploitation ordinaire des NLFA», déplore le secrétaire syndical Philipp Hadorn, responsable du dossier Cargo au SEV.
En marge d'une discussion au sommet exigée par le SEV au sujet des mesures d'économies indécentes requises par CFF Cargo, la direction a présenté le 9 novembre dernier à la délégation du SEV la nouvelle procédure concernant le dépôt de Goldau. Le SEV a immédiatement exigé la mise sur pied d'une table ronde. «Il s'agit de soupeser s'il n'y aurait pas d'autres alternatives aux mesures envisagées, et si elles peuvent vraiment produire l'effet escompté», explique Philipp Hadorn. Le SEV a déjà remis un catalogue complet de questions, ce qui a apparemment causé des retards dans la coordination de la table ronde de la part de CFF Cargo. «Pour le SEV une chose est claire: le transport des marchandises ne doit pas être compromis par des besoins de l'Infrastructure aux dépens de CFF Cargo et de son personnel», souligne Philipp Hadorn. «Ce n'est pas sans raison que le nouveau CEO des CFF a ordonné il y a quelques semaines un arrêt intermédiaire dans ce projet. Ce changement de cap menace d'entamer le quota de confiance élevé que l'on accorde à Vincent Ducrot. Mais si un manager a le courage de corriger une mauvaise décision, il peut recréer un climat de confiance. Et cela, le personnel de Cargo, qui souffre déjà suffisamment de la situation incertaine, le mériterait», conclut Philipp Hadorn.
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Pour de plus amples informations:
Philipp Hadorn, secrétaire syndical SEV, 079 600 96 70