Pour le SEV, la concurrence dans le trafic urbain ou régional de voyageurs n’a pour seul objectif que de réaliser des économies. «Alors que les entreprises n’offrent pas toutes les mêmes conditions de travail et salariales, le canton du Jura affirme que la couleur des bus n’est pas importante pour l’usager. En tenant ce genre de discours, on met un voile sur la vérité. Au SEV, on en voit des vertes et des pas mûres dans les régions où l’exploitation a été confiée à des sous-traitants ou à des entreprises rationalisant à tout-va. Le personnel est soumis à de mauvaises conditions de travail et les salaires sont sous pression», critique Jean-Pierre Etique, secrétaire syndical SEV, en charge notamment des Chemins de fer du Jura.
Pour le SEV, les pressions sur les conditions de travail des employés ont un impact sur la qualité des prestations. «Et à un moment donné, c’est aussi la sécurité des passagers qui en pâtit», poursuit Jean-Pierre Etique. Le canton du Jura adopte une position dogmatique sans expliquer les bénéfices tangibles auxquels il s’attend, sinon de faire des écono-mies.
Le SEV suit ce dossier avec attention et n’acceptera pas des détériorations sans réagir.